
Category: Grand Slam
Place: Melbourne, Australia
Date: 16.01.2012-29.01.2012
Draw Size: S-128 D-64
Surface: Hard
Prize Money: A$ 11,806,550
WEB SITE: www.AustralianOpen.com
Main draw: Friday, January 13, TBA
Men's doubles draw: TBA
Mixed doubles draw: Wednesday, January 18, 4:00 p.m.
ATP Ranking Points
W: 2000
F: 1200
SF: 720
QF: 360
R16: 180
R32: 90
R64: 45
R128: 10 (WC: 0)
Q: +25
Q32: 16
Q64: 8
Q128: 0
DJOKOVIC, Novak SRB [1] - LORENZI, Paolo ITA
GIRALDO, Santiago COL - QUALIFIER (Q)
ITO, Tatsuma JPN (W) - STARACE, Potito ITA
MAHUT, Nicolas FRA - STEPANEK, Radek CZE [29]
RAONIC, Milos CAN [23] - VOLANDRI, Filippo ITA
ROSOL, Lukas CZE - PETZSCHNER, Philipp GER
STEBE, Cedrik-Marcel GER - HEWITT, Lleyton AUS (W)
HAASE, Robin NED - RODDICK, Andy USA [15]
TIPSAREVIC, Janko SRB [9] - TURSUNOV, Dmitry RUS
QUALIFIER (Q) - DUCKWORTH, James AUS (W)
YOUZHNY, Mikhail RUS - QUALIFIER (Q)
SEPPI, Andreas ITA - GASQUET, Richard FRA [17]
CHELA, Juan Ignacio ARG [27] - RUSSELL, Michael USA
KUNITSYN, Igor RUS - ANDUJAR, Pablo ESP
BACHINGER, Matthias GER - SWEETING, Ryan USA
MACHADO, Rui POR - FERRER, David ESP [5]
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MURRAY, Andy GBR [4] - HARRISON, Ryan USA
MALISSE, Xavier BEL - ROGER-VASSELIN, Edouard FRA
LLODRA, Michael FRA - GULBIS, Ernests LAT
GIMENO-TRAVER, Daniel ESP - BOGOMOLOV JR., Alex RUS [32]
TROICKI, Viktor SRB [19] - FERRERO, Juan Carlos ESP
GARCIA-LOPEZ, Guillermo ESP - KUKUSHKIN, Mikhail KAZ
BELLUCCI, Thomaz BRA - SELA, Dudi ISR
MATOSEVIC, Marinko AUS (W) - MONFILS, Gael FRA [14]
SIMON, Gilles FRA [12] - QUALIFIER (Q)
BENNETEAU, Julien FRA - BECK, Karol SVK
SOUZA, Joao BRA - EBDEN, Matthew AUS
ROBERT, Stephane FRA - NISHIKORI, Kei JPN [24]
GRANOLLERS, Marcel ESP [26] - LEVINE, Jesse USA (W)
GIL, Frederico POR - DODIG, Ivan CRO
QUALIFIER (Q) - MELLO, Ricardo BRA
ISTOMIN, Denis UZB - TSONGA, Jo-Wilfried FRA [6]
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FISH, Mardy USA [8] - MULLER, Gilles LUX
FALLA, Alejandro COL - FOGNINI, Fabio ITA
MONTANES, Albert ESP - RIBA, Pere ESP
KOHLSCHREIBER, Philipp GER - MONACO, Juan ARG [25]
MAYER, Florian GER [20] - LU, Yen-Hsun TPE
QUALIFIER (Q) - DARCIS, Steve BEL
QUALIFIER (Q) - KAVCIC, Blaz SLO
MANNARINO, Adrian FRA - DEL POTRO, Juan Martin ARG [11]
DOLGOPOLOV, Alexandr UKR [13] - JONES, Greg AUS (W)
KAMKE, Tobias GER - HANESCU, Victor ROU
DE SCHEPPER, Kenny FRA (W) - QUERREY, Sam USA
TOMIC, Bernard AUS - VERDASCO, Fernando ESP [22]
MELZER, Jurgen AUT [31] - KARLOVIC, Ivo CRO
BERLOCQ, Carlos ARG - QUALIFIER (Q)
PRODON, Eric FRA - BECK, Andreas GER
QUALIFIER (Q) - FEDERER, Roger SUI [3]
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BERDYCH, Tomas CZE [7] - RAMOS, Albert ESP
ROCHUS, Olivier BEL - QUALIFIER (Q)
STAKHOVSKY, Sergiy UKR - QUALIFIER (Q)
QUALIFIER (Q) - ANDERSON, Kevin RSA [30]
WAWRINKA, Stanislas SUI [21] - PAIRE, Benoit FRA
BAGHDATIS, Marcos CYP - BECKER, Benjamin GER
CHARDY, Jeremy FRA - DIMITROV, Grigor BUL
KUBOT, Lukasz POL - ALMAGRO, Nicolas ESP [10]
ISNER, John USA [16] - MITCHELL, Benjamin AUS (W)
NIEMINEN, Jarkko FIN - NALBANDIAN, David ARG
CIPOLLA, Flavio ITA - DAVYDENKO, Nikolay RUS
MAYER, Leonardo ARG - LOPEZ, Feliciano ESP [18]
LJUBICIC, Ivan CRO [28] - QUALIFIER (Q)
QUALIFIER (Q) - YOUNG, Donald USA
HAAS, Tommy GER - QUALIFIER (Q)
NADAL, Rafael ESP [2] - QUALIFIER (Q)
Eurosport: "Australie Open - Les français voient haut"

Premier tour: Un premier tour en Grand Chelem, ce n'est jamais simple. Un premier tour dans le premier tournoi du Grand Chelem avec le vent et sous 35 degrés, cela peut relever du piège. Tendu en début de match face à Andreas Seppi, Richard Gasquet le sait et éprouve des difficultés à apprivoiser les conditions avant de s'imposer (6-3, 3-6, 6-3, 6-1) en 2h31'. Après un break encaissé d'entrée, le Biterrois trouve progressivement son rythme. Si le jeu à plat de l'Italien ne le gêne pas, il ne doit pas oublier sa ligne de conduite : agresser son adversaire.
Le protégé de Riccardo Piatti détient toutes les clés avec ses variations en revers, sa première balle efficace (10 aces, 65%) et sa faculté à prendre de vitesse le 40e mondial. Mais un double danger guette : la frustration due au vent et l'endormissement. Le patron, c'est Richard Gasquet. Quand il l'oublie, Andreas Seppi le lui rappelle à l'image du deuxième set. Le Biterrois rate un retour facile sur une balle de break au premier jeu, ne tient plus sa ligne et collectionne les balles de break non converties (1 sur 5 au deuxième set, 7 sur 17 au total). Après 1h17', il constate les dég,ts : un set partout. De quoi se réveiller !
Douleur à la cuisse
Comme le vent, Richard Gasquet joue parfois contre lui-même et son irrésistible tentation d'attendre, puis avec ses armes et son bras magique. Plus entreprenant (16 points sur 29 montées), il ne laisse plus Andreas Seppi s'exprimer. Malgré une intervention du kiné à deux sets à un en raison d'une douleur à la cuisse, le Français déroule (44 points gagnants, 45 fautes directes). «Je n'étais pas très bien ces derniers jours. Je ne me suis pas bien entraîné car j'avais mal à la cuisse depuis mon match à Sydney. Le lendemain, je ne pouvais plus marcher, j'avais l'impression d'avoir une béquille, raconte le Français. Je ne suis pas le seul dans ce cas, cela n'a rien d'incroyable. Mais j'étais un peu soucieux. »
Le 40e mondial ne voit plus d'ouverture et se ferme définitivement la porte sur une 6e double faute. Le vent continue à tourbillonner et le Biterrois souffle. «J'ai gagné, c'est le plus important. La chaleur, c'est toujours difficile car je ne suis pas un de ceux qui supportent le mieux. Je préfère le vent à la chaleur. Je vais essayer de bien récupérer et me mettre au frais. » Son futur adversaire, Andrey Golubev, ne peut en dire autant. Issu des qualifications, le Kazakh a passé 4h53' sur le court n°15 pour battre (7-5, 6-7 [4], 6-4, 4-6, 6-3) Mikhail Youzhny *
Deuxième tour:Epuisé par son marathon de 4h53' contre Mikhail Youzhny et diminué par des douleurs au dos, Andrey Golubev a jeté l'éponge à (6-4, 6-2, 3-0 en 1h38') contre Richard Gasquet. Au troisième tour, il affrontera Janko Tipsarevic.
Je m'attendais à un peu de fatigue de sa part. Youzhny m'a fait du bien. Avec Golubev, ils ont joué cinq heures de match. C'est énorme. La récupération est très difficile. Golubev, ce n'est pas non plus Nadal. Youzhny m'a déjà coûté assez cher : une fois en Coupe Davis où j'ai perdu le pied et une fois ici où j'ai perdu après cinq heures de match. C'est donc un juste retour des choses (sourires). Il m'a servi, c'est bien. Je savais qu'il fallait bien commencer. J'ai pris le premier set et j'ai senti que j'avais accompli le plus difficile.
De votre côté, comment vous sentez-vous ?
C'est toujours bien de passer un tour sans perdre de force. Je n'ai pas puisé aujourd'hui (jeudi) et je vais arriver samedi à 100%. C'est le plus important. Je n'ai plus mal nulle part. J'arrive frais au troisième tour, c'est bien pour la suite. Dès qu'on peut s'économiser dans les Grands Chelems, il faut le faire car les sets sont durs. Le troisième tour, cela commence à devenir intéressant.
Comment appréhendez-vous votre prochain tour contre Janko Tipsarevic ?
Il joue bien et il est très solide. Il est 9e mondial et il mérite sa place car il a fait des gros résultats en fin de saison. Je vais devoir faire un gros match pour le battre, mais je sais que j'en suis capable. »
Troisième tour: C'est l'histoire du chasseur et du chassé. Richard Gasquet la connaît par coeur. Il l'a vécu en son temps. Le Biterrois ne porte plus la lourde étiquette de 7e mondial et il part à la chasse le coeur léger et l'esprit libre pour infliger une correction (6-3, 6-3, 6-1 en 1h37') à Janko Tipsarevic. Sur la Margaret Court Arena, la chemise de top 10 est trop lourde pour le Serbe. La pression a changé d'épaule. Mais le Tricolore n'en rajoute pas, il connaît trop bien les revers de fortune : « Je suis content d'avoir gagné en trois petits sets. Ce n'était pas écrit que j'allais gagner 6-3, 6-3, 6-1. Cela reste une belle journée sans s'enflammer outre mesure. »
En bon chasseur, le 18e mondial traque sa proie d'entrée. Il sent bien l'importance de tenir son adversaire sous tension. «Je l'ai senti assez contracté dès le début, explique Richard Gasquet. Je me suis dit qu'il fallait bien démarrer car il avait pas mal de stress. » Très solide en revers et au service, il n'offre pas de prise au 9e mondial avec ses variations. Un lift, un slice, une fusée en revers, il ne donne pas de rythme. Janko Tipsarevic offre le premier break au Biterrois en commettant trois fautes directes (33 au total). Ca n'aide pas à se détendre...
La pression a changé de camp
Le break en poche, le Français ne lâche rien. Plus le match avance, plus il met la tête son l'eau à son adversaire en se montrant agressif (33 points gagnants, 8 fautes directes). « Le début du match a été important, il y avait des échanges assez difficiles, il jouait bien. Petit à petit, j'ai pris le contrôle du match et lui perdait confiance, explique le protégé de Ricardo Piatti. Je ne l'ai pas lâché. » Les vieux démons du Margaret Court avec ses deux marathons perdus contre Gonzalez et Youzhny ne le taraudent pas. Janko Tipsarevic n'a plus la force.
Richard Gasquet peut se tourner vers le chapitre suivant : David Ferrer. Il comporte déjà de nombreuses pages (5-1 pour l'Espagnol), mais le Tricolore connaît la chanson : « Ferrer, c'est un match difficile. Tu sais ce qu'il va faire, mais il le fait très, très bien. Il commet très peu d'erreur, il est très physique, il joue vraiment son classement (5e mondial). Il est solide des deux côtés et n'a pas énormément de points faibles. Il faut changer le rythme et essayer d'être offensif. Il t'oblige à être fort du début à la fin. Il faut aller le chercher. » Encore une histoire de chasseur et de chassé. Mais ce n'est pas le même gibier.








